Comparé
aux pratiques médicales des pays riches, cet art de
guérir dont le sens parfois nous échappe semble
anecdotique. Car le coût de notre santé est devenu
extrême, tout comme la sophistication de l'offre
thérapeutique et des normes de
sécurité qui l'accompagnent. La plupart de pays
développés bénéficient de
systèmes de santé efficaces. Mais les
coûts de cette santé sont devenus vertigineux et
de plus en plus difficile à financer. Cette inflation des
coûts incombe pour partie au prix des médicaments.
Les sommes investies pour découvrir une nouvelle
molécule et la tester jusqu'à la phase finale du
médicament sont considérables, alourdissant
gravement les budgets de santé dans la plupart des pays
développés. Pendant combien de temps encore
seront nous à même d'assumer de tels
coûts? Entre le moment où naît dans
l'esprit du chercheur l'idée qu'une nouvelle
entité chimique pourrait devenir un futur
médicament et celui où cette molécule
est susceptible d'arriver sur le marché, il faut compter en
moyenne de 7 à 12 ans; et les échecs sont
légions. Sur 100 molécules
étudiées au stade de l'étude clinique,
3 seulement deviennent des médicaments. L'arrêt au
cours de développement est une grande partie de la recherche
pharmaceutique.
"
Il faut comprendre qu'un médicament, c'est d'abord un
principe actif, c'est-à-dire la molécule qui est
responsable de l'activité escomptée; et puis
d'autre part cette molécule à terme doit devenir
un produit pharmaceutique dans sa forme physique, un produit qu'on
puisse administrer chez le patient, par exemple un comprimé,
une forme injectable ou autre. " Philipe Pitchen, dir.
Développement chimique et pharmaceutique, Pierre Fabre
Les étapes à franchir au court du
développement d'un nouveau médicament sont
essentiellement celles de l'expérimentation animale dite des
pré-requis et celles des essais cliniques sur l'homme.
Expérimenter sur l'animal de nouvelles substances
répond au souci médical et éthiques de
ne pas exposer des êtres humains en première
ligne. L'évaluation sur l'homme ne pourra être
entreprise que si les résultats de
l'expérimentation animale ont été
jugés favorables, c'est-à-dire prometteur et
sécurisant.
" Pour
passer chez l'homme, on va donc entamer un développement
clinique qui va se dérouler selon trois phases. Tout d'abord
une phase 1. La phase 1 est effectuée chez des volontaires
sains, c'est tout simplement pour tenter d'explorer la
tolérance de la molécule en question. On va faire
une formule simple qui permet simplement d'aller rapidement chez le
volontaire saine; on va l'administrer à des doses de plus en
plus élevées jusqu'à ce qu'on trouve
des effets secondaires indésirable qui sont
légés. Il s'agit une phase 1 chez des volontaires
sains encore une fois, il ne s'agit donc pas de causer quelque
problème que se soit à ces personnes;
çà nous donne quelque chose qui est
très important dans le développement clinique qui
est la dose maximum tolérée. On peut alors
décider d'entrer dans la phase 2 qui est le moment le plus
important de la recherche et du développement. En phase 2,
on va cette fois administrer la molécule au patient. On
cherche à établir la preuve du concept; et la
preuve du concept çà veut dire
l'activité avérée chez le patient pour
la molécule qu'on étudie. C'est le moment magique
où on va découvrir chez l'homme si enfin tous les
efforts d'un travail de nombreuses années en recherche et en
développement en phase 1 sont couronnés de
succès. On va là voir et vérifier
enfin que notre molécule et active chez le patient. On
regarde les données et soit çà marche,
soit çà ne marche pas. Quand
çà marche chez le patient, on a enfin la preuve
du concept; la preuve et l'idée de pouvoir continuer le
développement jusqu'à son terme avec
succès augmente, parce qu'ils tiennent là un
projet qui a de bonnes chances d'aller jusqu'au bout. La phase3, on va
la faire toujours chez le patient, sur des cohortes de patients bien
plus élevées pour avoir des réponses
qui soient statistiquement significatives, pour vérifier
qu'elle peut être administrée sur un certain
nombre de population particulière des enfants par exemple,
des personnes âgées, des personnes
présentant un certain nombre d'insuffisance; et puis surtout
pour un produit en oncologie, le traitement de cancer. On pourra dans
certains cas se satisfaire d'une centaine de patients pour de produits
de cardiologie ou en système neuro-centrale par exemple; et
bien là ce sont des milliers voire quelques dizaines de
milliers de patients qui devront être inclus dans l'ensemble
du développement et donc avec des coûts et des
durées très très
élevées. Il faut savoir que de
développement d'une molécule est de 400,500, voir
même 800 millions d'euros pour aller jusqu'au bout. Ce
coût intègre bien sûr les
échecs enregistrés sur les nombreuse
molécules qui tombent cours de développement. "
Philipe Pitchen, dir. Développement chimique et
pharmaceutique, Pierre Fabre
Beaucoup de moyen donc, beaucoup de risque
économique et financier aussi, mais en cas de
succès les retombées sont
considérables. Deux facteurs sous tendent le processus
draconien de l'autorisation de mise sur le marché; d'une
part par le rôle de protection du public assumé
par les autorités sanitaires et d'autre part pour les grands
laboratoires la crainte pour les accidents avec les poursuites
ruineuses qui s'en suivraient.
" Tout
médicament a son revers. Il est efficace, mais il peut
être toxique. Tout dépend de la dose. C'est un
principe simple qui se vérifie toujours. Un
médicament est testé en
général sur quelques milliers de personnes,
admettons 2000, 3000, 5000 personnes? C'est déjà
énorme comme essai clinique compte tenu du coût
d'un seul dossier. Mais sur ces 5000 cas vous ne voyez pas des effets
rares. Les effets rares c'est tous les 10 000, 50 000, 100 000. Donc en
fait, vous testez le médicament après sa
commercialisation. " Dr. Bruno Donatini, Gastro-entérologue
et cancérologue.
Jusqu'à quel point est-il raisonnable de faire peser sur la
collectivité la dépense de capitaux colossaux
pour obtenir in fine des médicaments qui comportent encore
un niveau de risque élevé pour le
santé. Poissons et remèdes sont
généreusement à notre disposition dans
la nature, mais nous avons sans doute perdu
énormément l'usage des uns comme des autres alors
que tous leurs secrets semblent avoir été
percés.
"
Voilà pour un litre çà suffira. Et si
on a de la consoude. Comme son nom l'indique çà
consolide les os. On utilise la plante et la fleur pour faire des
pommades pour reconstruire le cartilage des os, au genou et au
articulations. Ici vous avez la vipérine, qui est en sorte
de la bourrache sauvage, car elle
a les mêmes vertus que la
bourrache. On la trouve dans
la nature et c'est surtout pour les bronches, on fait du sirop pour la
toux. On fait les tisanes pour la toux, des cataplasmes pour les
bronches. Et puis vous voyez ici vous avez encore d'autres plantes.
Cà c'est le bouillon blanc, c'est enlever l'acide urique. On
utilise toute la plante, les feuilles, la fleur. Là vous
avez la même bourrache, là-bas vous avez la
scabieuse pour faire les bains de pieds. Parce que vous savez quand on
prend le bain de pied, on soigne tout le corps. Car au bout des pieds
vous avez des points terminaux qui correspondent avec chaque organe.
Ensuite là vous avez le millepertuis. Il n'est pas encore en
fleur parce qu'on est à 1600 m. Il fleurit seulement au mois
d'août. Avec le millepertuis, on fait la fameuse huile de
millepertuis qui est bon contre le zona, contre les brûlures,
les coûts de soleil. Cà regonfle les petits
coussinets qu'on a entre les vertèbres pour fortifier la
colonne. On peut éviter ainsi l'opération d'une
hernie discale. Il y a deux personnes qui avaient
déjà programmées de se faire
opérées en mettant 3 fois par jour de l'huile de
millepertuis sur la colonne avec un linge chaud pour aider à
pénétrer. Cà a regonflé les
petits coussinets qu'on a entre les vertèbres et
çà a remis la colonne en place et on a peut
éviter l'opération. " Germaine Cousin
Dans notre vie quotidienne, nous savons tous que lorsqu'un produit nous
paraît trop cher nous nous en passons, ou mieux, nous lui
cherchons un remplaçant. C'est autant une question de bon
sens que de bonne gestion. Pourquoi ce bon sens ne s'appliquerait-il
pas au domaine de la santé? Ne pourrait-on
légitimement exiger qu'il nous soit proposé des
médications nouvelles tout aussi efficaces, mais moins
onéreuses? C'est très exactement ce que pense un
certain nombre de pionniers que se battent depuis des années
pour faire reconnaitre d'autres approches de la santé en
offrant des thérapies non conventionnelles et surtout moins
chères.
Jean-Pierre
Willem, chirurgien et
ethno-médecin
est l'un d'entre eux. Il a crée à Paris la
faculté libre de médecine naturelle et
d'ethno-médecine, un organisme indépendant
où il enseigne à des étudiants de tous
horizons.
"J'essaye un petit peu de voir la richesse de toutes les cultures. Je
suis un peu ethnologue, si vous voulez, je fais des sciences humaines.
J'essaye de capter, de rassembler toute l'intelligence cellulaire des
cultures. Vous avez vu par exemple dans le médecine
traditionnelle chinoise qui a 4000 ans qui marche encore actuellement.
Vous avec la médecine ayuervédique. Vous avez
pleins de médecine qui ont leur actualité"
Jean-Pierre Willem
Fondateur en 1987 de Médecin aux Pieds Nus, il fut le
dernier assistant du docteur Schweitzer en 1964 à
Lamaberene. Là il découvre une
médecine faite de peu, adaptée à
l'état de la population de du pays témoignant de
l'intelligence de survis des peuples au coeur de sa
démarche.
"J'ai eu une
bourse pour aller à Lebreville, mais je m'en suis
évadé pour aller rejoindre à
Lambarene, le grand docteur comme on l'appelé. J'y allais
tout simplement pour une journée ou deux et je suis
resté 7 mois. Je n'avais rien pris comme affaire, donc il
m'a prêté ses chemises. Il m'a donné
trois chemises et aussitôt je me suis mis au travail. Il m'a
envoyé sur un chantier accompagné les
travailleurs. Le soir je faisais des petites opérations et
ainsi de suite; tout un travail qui été
très polymorphe." Jean-Pierre Willem
Le docteur Willem a participé à de nombreuses
missions humanitaires qui le met en contact avec des
sociétés ou la conception du corps, de la maladie
et la façon de se soigner sont très
différentes des nôtres. Il s'est plongé
dans ces cultures en y découvrant des richesses qu'il
n'avait jusque là guère suscitait
l'intérêt des Occidentaux. en 1965, il est en
mission au Rwanda.
"Sur place,
il y avait une pathologie qu'on appelait l'ulcère
phagédénique, c'est-à-dire c'est un
ulcère des spiro-fuso qui attaquait les chairs
jusqu'à l'os, c'était très douloureux,
et on amputait. C'était pas du bon boulot pour un
médecin, alors je me suis dit: il va falloir trouver une
solution. Et la providence était là. Je me suis
souvenu des momies, de la conservation des corps qui normalement
tombent en putréfaction. Je me suis dit: si on momifiait des
parties du corps encore vivant? Comment ils faisait? Ils mettaient des
huiles essentielles dedans, l'embaumement. Mais je ne disposais pas des
huiles essentielles de l'époque des momies d'y a 4000 ans.
J'ai mis du romarin, des huiles essentielles de romarin
sur la plaie et j'ai remarqué que 3 à 4 semaines
plus tard, l'infection était jugulée. Et une
semaine plus tard, il y avait un bourgeonnement, donc
çà voulait dire que les huiles essentielles
marchaient. Il y a de grandes pathologies qui sont
abandonnées par la médecine. On sait que la
sclérose en plaque ceux sont des vaccins vivants
atténués, donc ceux sont des virus qui continuent
à travailler, mais non huiles essentielles vont tuer les
virus. Vous stoppez, les séquelles restes, mais vous stoppez
le processus. Pour les hépatites, il n'y a rien. C'est un
virus. Vous avez les A,B, etc... et bien vous avez par exemple le thym
thujanol qui est excellent, c'est un des meilleurs. Vous avez le
lédon du Groenland. Vous avez aussi la carotte
qui est
excellent en huile essentielle et qui marche dans les
hépatites. Alors la pathologie aussi que l'on rencontre un
peu partout dans le monde maintenant dans tous les pays du tier monde,
c'est le sida. Et pourquoi pas? On a essayé dans des pays,
et çà s'est
révélé efficace, mais vous devinez
qu'on rentrait sur les plates-bandes d'autres. Ce n'est pas la peine de
faire un long discours. On soigne comme dans les catacombes,
c'est-à-dire qu'on se cache pour aller soigner, mais
çà commence à se répandre."
Jean-Pierre Willem
Jean-Pierre Willem A 62 ans, il est une figure centrale de
l'ethnomédecine et des thérapies par les plantes,
un catalyseur et un initiateur infatigable, un personnage qui
dérange. Certains patients lui sont envoyés par
des grands patrons d'hôpitaux en toute discrétion.
"
Jérôme présente une maladie qu'on
appelle la mucoviscidose, c'est une maladie
génétique. Les symptômes sont inclus
dans la définition mucoviscidose, c'est-à-dire
qu'il n'arrive pas à éliminer les mucines qui
inondent un petit peu son organisme au niveau digestif au niveau
pulmonaire et ORL. C'est pour cela que ce type de malade est
encombré. C'est un gros problème respiratoire et
digestif en deuxième lieux. Toute la
problématique est qu'on ne peut pas intervenir au niveau
génétique, mais on peut intervenir au niveau des
symptômes. Les symptômes, c'est de pouvoir
éliminer c'est mucosités qui l'encombrent, qui
l'asphyxient, et il n'y pas beaucoup de thérapie, sinon les
huiles essentielles. Ces huiles sont mucolitiques; elles permettent de
lyser tout ce qui est mucosité. " Jean-Pierre Willem
" Quand j'ai commencé les huiles, au bout de deux mois j'ai
vu une grande différence au niveau de la forme physique,
vraiment beaucoup plus en forme. Au niveau des examens,
çà n'a rien amélioré. C'est
vraiment l'état clinique qui a été
amélioré, c'est déjà
l'essentiel. Mon amélioration a commencé
exclusivement avec les
huiles essentielles. Cà c'est claire et net."
Jérôme
Mais leur réussite indéniable auprès
de patients ne constituent pas aux yeux des autorités
sanitaires une garantie suffisante d'efficacité. La grande
difficulté pour ces thérapies alternatives est de
passer du stade "tradition", "intuition" à celui de
"vérification", "affirmation" et de fournir des preuves
scientifiques selon les normes applicables aux médicaments
conventionnels. Leur validation fait aujourd'hui l'objet
d'expérience et d'analyses pragmatiques de la part d'une
nouvelle génération de médecins et de
pharmaciens.
L'huile
essentielle de cannelle annihile, après 72 heures,
les staphylocoques dorés.
" Ces
produits marchent. On n'a peut-être pas les moyens financiers
de mener des études cliniques comme l'industrie
pharmaceutique peut le faire. Mais par l'intérêt
des résultats que nous avons, nous espérons
fondamentalement déclencher des prises de conscience de
cette communauté scientifique qui va prendre ces
matériaux et prendre le relais de ce que nous avons
initié pour porter ces substances d'égal
à égal par rapport à ce qu'ils
connaissent bien dans le monde de la chimie de synthèse."
Dominique Baudou, Docteur en pharmacie, dir. Pranarom
Dominique Baudou est docteur en pharmacie. Passionné
d'aromathérapie, la sciences naturelle qui traite des
pathologies par les huiles essentielles, il fonde en 1994 la
société Pranarom. En quelques années
cette société belge
spécialisée dans la production et la
commercialisation d'huiles essentielles est devenu un des leader
européen du secteur. Bénéficiant d'un
marché en plein expansion, cette moyenne entreprise avec une
production actuelle de 30 tonnes d'huiles essentielles diverses,
connaît une croissance annuelle de 30%. L'enjeu que
représente les huiles essentielles est énorme
pour la santé publique comme pour l'industrie
pharmaceutique.
De plus en plus disponible sur le marché, les huiles
essentielles représentent souvent une alternative ou
d'excellents compléments aux médicaments
modernes, coûteux et souvent mal adaptés au
patient. Les huiles essentielles agissent avant tout sur les
pathologies bactériennes et virales, les infections, les
allergies. Elles ne se contentent pas seulement de s'attaquer au mal,
mais permettent de relever les défenses immunitaires du
patient, particulièrement dans le cas de maladies
infectieuses, virales ou de
dégénérescence tel que sida, cancer ou
maladie d'Alzheimer. Seule la famille des plantes aromatiques tel que
la
lavande, les menthes, les
origans, ou les marjolaines, les thyms, les romarins permettent de
produire des huiles essentielles. Les molécules aromatiques
de ces plantes font partie de leur système de
défense et sont majoritairement extraite par distillation
à la vapeur d'eau. Une huile peut contenir des centaines de
molécules actives entrant en interaction avec non seulement
l'organe à traiter, mais aussi avec le corps tout entier.
Cette complexité de l'huiles essentielle permet
d'éviter certains effets secondaires et aussi de
dérouter les virus prompt à lutter face
à une seule molécule, mais incapable d'en
déjouer plusieurs. Dans le domaine des médecines
naturelles, les huiles essentielles sont rangés dans la
gamme des produits hautement efficaces, mais d'un maniement subtil.
L'encadrement d'un thérapeute maitrisant bien leur usage se
révèle indispensable. De nombreuses
expériences utilisant les huiles essentielles pour traiter
des pathologies lourdes sont en court dans le monde.
" On m'a
diagnostiqué séro positif il y a de cela deux
ans. Mais je crois que je suis infecté depuis plus de six
ans. Avant de commencer le traitement, j'avais beaucoup d'allergies.
Mon système de défense étaient
très bas. Mais quand j'ai commencé le traitement,
elles sont toutes parties. Même la conjonctivite que j'ai aux
yeux est en train de disparaitre complètement.
L'herpès qui apparait fréquemment s'en va aussi
d'un coup avec les mêmes huiles. La quintessence des plantes
contenue dans les huiles essentielles fait de
l'aromathérapie et de ceux habilités à
la pratiquer un outil thérapeutique puissant aux
perspectives prometteuses. Mais les plantes utilisées
à l'état naturel ou ayant subi très
peu de transformation comme le prône la
phytothérapie est aussi une discipline qui attire de plus en
plus d'adeptes à la recherche de méthodes
thérapeutiques plus respectueuses du corps et de l'individu.
"
En soignant avec des plantes, la phytothérapie permet de
préserver l'immunité de la personne en bon
état. Parce que finalement notre système
immunitaire est relativement fragile et si nous prenons beaucoup
d'antibiotiques, nous allons démolir notre
immunité, parce que les antibiotiques vont agresser
fortement la flore intestinale; et que quand notre flore intestinale
qui constitue finalement 80% de notre système immunitaire
est en mauvaise état, nous ne nous défendons plus
bien contre les maladies. Donc les remèdes en
phytothérapie vont épargner la flore intestinale
et donc éviter cet inconvénient là.
" La
phytothérapie est une méthode
extrêmement précieuse pour les enfants parce
qu'elle va permettre de préserver chez eux un terrain vierge
et de ne pas les polluer ou en tout cas le moins possible. Il faut se
souvenir tout de même que les médicaments peuvent
être une des sources de pollution. Et c'est comme
çà que je me suis décidée
à vouloir faire une médecine de terrain; parce
que je pense qu'on peut en comprenant bien comment est le terrain de la
personne, lui prescrire des plantes qui vont être
indiquée pour la pathologie qu'elle présente,
mais également pour son terrain à elle, pour la
personne qu'elle est en particulier. Et çà c'est
une grande richesse. " Dr Dominique Méan, Médecin
en phytothérapie et acupuncture
A turin, en Italie, le docteur Grandi, ethno-médecin et
cancérologue a mis au point un médecament
à bas d'extraits naturelles de plantes dont la secorinega
africana , une euphorbiacée d'Afrique de L'Est disponible
sur le marché international, un médicament qui se
révèle très efficace contre les
hépatites et les cancers du foie.
" Nous avons
un groupe de patient qui utilise ce produits depuis deux ans. Nous
avons constatez que sur 80% d'entre eux, il y a non seulement une
normalisation des phénomènes de destruction des
fonctions hépatiques, mais surtout une destruction de la
charge virale; et quelque fois disparition du virus qui peut
n'être que temporaire, ensuite réduction de la
fatigue et amélioration de la qualité de vie. Ce
n'est pas mal surtout si l'on tient compte du fait que les patients
sélectionnés ne pouvaient subir d'autres
traitements ou qu'ils en avaient déjà subi mais
sans succès. Mais on peut surement faire mieux. " Docteur
Maurizio Grandi, Oncologue et Immunohématologue
" J'ai
récupéré une vie tout à
fait normale. Je vais même skier, je marche même si
je suis un peu paresseux. Je conduis la voiture tout à fait
normalement. A lépoque où j'avais la tumeur, on
m'avaient dit que je pouvais espérer vivre quelques
années. Cà fait maintenant 15 ans. "
A Anoye, dans le Nord du Vietnam, le professeur Vu Van Chuyen,
botaniste et pharmacien renommé, a mis au point toute une
série de médicaments à base de
plantes. Son médicament contre les brûlures a
été largement utilisé pendant la
guerre du Vietnam. Il a également mis au point un
médicament pour lutter contre la toxicomanie, et plus
récemment avec son équipe un
médicament contre le sida. Ce médicament est en
phase de développement clinique et donne des
résultats très prometteurs. Il devrait
bientôt être commercialisé au Vietnam.
" Notre
remède est préparé à partir
de plantes médicinales, il n'est pas dangereux. Le
traitement est offert à domicile et il n'a pas d'effets
secondaires...Le malade redevient normal, il est en bonne
santé. Le remède est
préparé à partir de plante
médicinales et c'est beaucoup plus bon marché que
le traitement par voie chimique. Un médicament chimique est
beaucoup plus chers, mais l'effet est beaucoup plus bas, et le temps du
traitement est beaucoup plus long. " Professeur Vu Van Chuyen,
botaniste et pharmacien
Il n'est pas de jour où l'on
apprenne l'existence de produits ou de traitements qui se
révèlent efficaces et paraissent bien
adaptées aux réalités
économiques, physiologiques et cultures de tous les pays
dont ils proviennent. Alors s'ils existent dans certains des
traitements efficaces et de meilleur marché que ceux
proposés par la médecine officielle pourquoi ne
pas les utiliser? Pourquoi ne pourrions-nous pas en disposer? La
question semble s'adresser autant aux grands pays industriels
embarqués dans une course folle aux dépenses de
santé qu'aux pays en voie de développement pour
qui la pharmacie moderne reste inabordable et souvent
inadéquate. Pour les pays industriels, on peut estimer que
bon sens et nécessité économique
faciliteront les coexistences thérapeutiques. Pour les pays
en voie de développement, l'enjeu sera de pouvoir
bénéficier de l'immense patrimoine
génétique de la nature en produisant leur propre
médicament et en bénéficiant d'un
marché international en pleine expansion.
Souvent lassé d'une médecine qui ignore trop
souvent que chaque personne est un cas particulier, le public
paraît vouloir se tourner de plus en plus vers d'autres
médecines, vers d'autres traitements.
L'efficacité relative des molécules disponibles
face aux mutations continuelles des maladies virales, des
médicament toujours plus coûteux à
produire et dont le remboursement pose des problèmes
grandissants, les traitements, tels que nous les avons connus jusqu'ici
vont devoir évoluer et comme pour beaucoup de professionnels
le fabuleux patrimoine génétique de la
planète contient à l'évidence tous les
espoirs d'une médecine mieux adaptée à
la demande du public.
Ce fabuleux patrimoine génétique de la
planète se trouve à 90% dans
l'hémisphère sud. Devant l'importance des
marchés de la santé, les tentations de pillages
et expoliations sont énormes. Après les
matières premières et le pétrole,
verra-t-on les pays riches mettrent la main sur ce qui
représente une source de développement pour les
pays pauvres? Dans les forêts équatoriales de
l'Amazone, les prospecteurs mandatés par des groupes
pharmaceutiques ou agissant pour leur propre compte, collectent
plantes, savoir, informations sur les plantes médicinales,
cherchant à en connaître les secrets
auprès de tradi praticiens et des autochtones.
Le barbasco cette anesthésiant utilisés depuis
toujours par ces pécheurs pour attraper leurs poissons, ne
pourraient-ils pas fournir la base d'une nouvelle molécule
utile pour la santé des hommes? Pourquoi puiser à
la source des pouvoirs ancestraux? Les ethnobotanistes
répondent haut et fort: 24 000 plantes sont
utilisées en médecine traditionnelle dans le
monde entier. Quand les peuples vivent depuis des siècles
dans les régions où la flore est si
variée et qu'ils transmettent leur remèdes de
génération en génération,
leur usage quotidien des plantes produit autant d'informations
pertinentes que des essais cliniques à grande
échelle.
Ces informations, ces spécimens d'essais savoir une fois
récoltés sont ensuite utilisés dans
des centres de recherches et de zone production en Europe ou ailleurs
loins des zones de cueillettes. Quelques dollars, quelques emplois,
quelques société écrans tentent de
faire oublier le pillage. Un pillage qui s'est mise en place au
début des années 50 en toute impunité,
aucune législation n'existant à
l'époque. D'autre part, la soi-disant dépendance
des pays du Nord vis-à-vis des ressources des pays du Sud
est de moins en moins d'actualité, car
différentes avancées technologiques sont en train
de bouleverser le paysage médicale et scientifique.
L'industrie dispose maintenant d'automates qui permettent de tester
jusqu'à 100 000 extraits de plantes par jour sans se soucier
des connaissances acquises de l'usage traditionnelles des ces plantes.
Un tel outil donne la possibilité d'explorer au cours des
prochaines années plus de substances naturelles que dans les
cinq millénaires précédents quite
à passer au crible toute la bio diversité
disponible. De plus, les progrès de la chimie permettent
d'obtenir rapidement les molécules obtenues dans les plantes
et de tester leur activité pharmacologique.
Enfin en agronomie, les derniers développements de la
recherche confirment que la culture sous serre et le clonage vont
permettre de reproduire dans des régions mieux
contrôlables et indéfiniment une plante
indigène prélevées dans son biotope.
Un échantillon quel qu'il soit est bien facile à
ramener dans ses valises et très simple à cloner.
Faut-il demander aux inventeurs sollicitant un brevet d'indiquer
l'origine de la substance naturelle prélevée pour
s'assurer que leur collecte est légale?
Ainsi les pays riches seraient sans doute en mesure de se passer de la
bio diversités de pays du Sud. Mais ceci reste encore
à prouver. Ne serait-ce que pour la qualité
irremplaçable des plantes médicinales qui
poussent dans ces régions du monde. Les instances
internationales tentent depuis plusieurs années de statuer
sur la propriété de la bio diversité.
La tâche est immense et les intérêts en
jeu énormes.
L'affaire du maca au Pérou est un parfaite illustration des
conflits d'intérêt qui entourent la bio
diversité, particulièrement depuis que ce
tubercule traditionnel péruvien a fait l'objet d'un
dépôt de brevet de la part d'un laboratoire
américain. Un tel brevet a toutes les chances de spolier le
Pérou des retombées économiques que ce
pays est en droit d'attendre du succès grandissant du maca
sur le marché international. Car depuis 1990, la production
n'a cessé de croitre pour atteindre 16 000 tonnes en 2002.
Ce tubercule est utilisé par les peuples andains depuis
l'ère Inca. Aujourd'hui, le maca est toujours
utilisé par la population des Andes pour ses pouvoirs
revitalisant. Le tubercule pousse exclusivement entre 3800 et 4100
mètres d'altitude et ces conditions climatiques
extrêmes ne sont probablement pas
étrangères aux vertus qu'on lui prête.
Le maca, c'est bon, on dit que c'est bon contre l'impuissance surtout
pour les personnes âgées, mais pas pour les
jeunes. Pour les jeunes, c'est bon pour le cerveau, pour les os, et
ensuite c'est bon pour la ménopause. " Dora Ramoz Aponte,
commerçante. " Il te donne du calcium, il te donne de la
force, des calories et de l'ardeur. C'est bon pour l'anémie,
la fatigue mentale; c'est bon pour la fatigue sexuelle. "
Des rumeurs parlent du maca comme d'un viagra naturel. D'autres bruits
circulent évoquant son action antioxydante et
anticancéreuse. De tel promesses attirent bien des
convoitises.
Le chiffre d'affaires annuel du maca est de 3 millions de dollars.
C'est sans doute peu comparés au marché des
plantes médicinales, mais c'est un revenu important pour le
seul Pérou. Les grands importateurs de maca sont le Japon
avec 57% du volume globale de la production, suivi pour les Etats-Unis
avec 21% de cette même production. L'attrait
évident du produit en a fait une véritable cible
pour les firmes étrangères qui ont
déposés des brevets. En
réalité, le dépôt d'un
brevet par un pays étranger peu priver le pays producteur
des bénéfices de son patrimoine et de ses
traditions. Et comble d'ironie, ce dernier risque même de se
voir proposer en retour et au prix fort des médicaments
issus des produits de son territoires, dûment
breveté par d'autres.
L'affaire du maca contient toutes les données du
problème auxquels sont confrontés les producteurs
des plantes médicinales de la zone Sud. A qui appartient la
bio diversité? La nature est-il brevetable? Depuis le
conférence internationale de Rio en 1992, la bio
diversité n'appartient pas à tout le monde, mais
aux citoyens des pays où on la trouve. La convention stipule
que la bio diversité sera sauvegardée en
consultant les populations locales et en accord avec les pratiques,
savoirs, et modes de vie traditionnels. Au titre de cette convention,
les communautés autochtones seront donc les
propriétaires et gardiennes de leur patrimoine.
Mais deux ans après Rio, les pays membres de l'organisation
mondiale du commerce signent des accords à prioris
contradictoires. Ces accords stipulent que les plantes peuvent donner
lieu à des brevets et que ces brevets peuvent être
déposés par des ressortissants
étrangers au pays producteur. Les théories
s'affrontent donc et ces accords reflètent les
intérêts énormes qui entourent la
propriété de la bio diversité et
l'exploitation de ces richesses. Normal pour les uns, la
rémunération des savoirs et des plantes semble
excessive à d'autres. Après tout, devrions nous
aussi envisager de pays des redevances aux mexicains pour leur
maïs et au andains pour leurs pommes de terre ?
" On a eu
vent qu'aux Etats-Unis une série de brevet ont
été déposés sur le
marché maca, par sur le maca en soit comme ressource
naturelle, mais sur des produits dérivés du maca.
Ceci génère une inquiétude pas
seulement pour le circuit de la commercialisation au Pérou,
mais au sein des autorités péruviennes. Ceci dit,
si on nous empêche d'exporter nous perdront la
possibilité de poursuivre notre développement,
pas seulement au niveau de cette activité
spécifique et ce produit en particulier, mais au niveau du
pays dans son ensemble. " Javier Canales, Juriste
" Ceci nous a interpelé parce qu'une fois de plus se
présentait à nous un cas typique de biopiraterie où puissant dans les
richesses biologiques du Pérou, on sollicitait un droit sur
un produit spécifique, dans ce cas-si le maca et ses
dérivés. Les brevet ont été
solicités principalement par une compagnie des Etats-Unis
qui travaillent avec des plantes médicinales provenant du
monde entier. Cette situation a été à
l'origine de discussions pour savoir quelque type de
stratégie nous pourrions développer pour contrer
ses cas de biopiraterie." Manuel Ruiz, Dir.
Société Péruvienne de Droit Ecologique
" On ne peut pas empêcher les dépôts de
brevets. Par contre il y a des choses que l'on peut faire au niveau
international. Et nous allons continuer à travailler, pas
seulement au Pérou, mais avec tous les pays
concernés et actifs dans ce domaine pour obtenir certaines
reconnaissance, certains instruments de droits internationaux qui
obligeraient toutes les entreprises à respecter certaines
normes lorsqu'ils effectuent de la bio prospection au Pérou.
" Begonia
Venero Aguille, Vice-Dir. Institut Péruvien de la Protection
Intellectuelle
En réalité quand elles
sont possibles, les actions juridiques doivent être
intentées dans le pays qui commet l'infraction, ce qui rend
l'opération extrêmement coûteuse. S'il
est certainement inconcevable pour des petites communautés
des Andes d'entreprendre ce genre d'action, il l'est tout autant pour
ces petites usines de transformation qui conditionnent et distribuent
le maca sous forme de gélules et de comprimés.
Les chercheurs nationaux privés de moyens
sophistiqués dont disposent d'autres pays plus
avancés, risquent d'être les éternels
seconds en matière d'innovations. Poussés par
l'exaspération de ces secteurs concernés, il
n'est pas exclus que l'état péruvien n'intente
une action juridique sur le territoire même des Etats-Unis
contre les dépôts de brevets concernant le maca,
ce qui en cas de victoire constituerait un
précédent historique.
Face à la puissance des pays industrialisés qui
ont la capacité technologique, scientifique et
financière d'imposer un contrôle quasi mondial sur
les ressources génétiques, des pays comme le
Pérou, détenteur de la matière
première et du savoir traditionnel, se disent prêt
à relever le défit pour rétablir un
équilibre économique équitable.
Quelle que soit l'issu des négociations en cours ou
à venir, il paraît de plus en plus difficile de
persister à ignorer la rémunération
des savoirs ancestraux. Mais on peut au moins espérer que la
valeur ajoutée sur les produits reste dans les pays
producteurs.
" Nous, nous
sommes producteurs et rien de plus. Pourquoi nous cultivons? Pour que
les autres s'enrichissent. Et nous toute la vie nous mangeons seulement
un peu de maca, des pommes de terre froides et c'est tout. Et eux, du
bon argent, de beaux habits et les enfants bien
élevés. Nous dans toute notre vie, on ne
connaît même pas l'université, pourtant
c'est nous les producteurs de maca. C'est comme
çà que se déroule notre vie. C'est
comme çà que nous mourons dans les champs, c'est
comme çà au Pérou. "
Géromino Garcia, agriculteur
Très évidemment, les
pays de la zone Sud entendent bénéficier du
trésor de leur bio-diversité. Ils sont soutenus
en cela par un nombre grandissant d'associations, d'avocats ou d'ONG
exaspérés par l'impunité dont
jouissent prédateurs et spoliateurs. De nouvelles
propositions se font jour. Une des plus récentes
présentées sous forme de charte universelle,
stipule dans cet extrait que le patrimoine
génétique de la Terre sous toutes ses formes et
manifestations biologiques est antérieure à son
utilité et à sa valeur commerciale et doit donc
être respectée et protégée
par toutes les institutions politiques, commerciales et sociales. Que
le patrimoine génétique de la Terre existe dans
la nature et part conséquent ne doit pas être
réclamé comme propriété
intellectuelle même s'il a été
purifié et synthétisé en laboratoire,
qu'il est un héritage partagé, et donc une
responsabilité collective.
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