Preservation de la biodiversite

Les enjeux de l'or vert

Ce documentaire sur la phyto aromathérapie soulèvent les paradoxes actuels des systèmes de soin des pays riches et des recherches scientifiques croissantes en matière d'aromathérapie et de phytothérapie.

Les limites des médicaments chimiques face à la résurgence de maladies que l'on croyait éradiquées et leurs effets secondaires font que de plus en plus de personnes, médecins comme patients, se tournent vers d'autres voies thérapeutiques plus respectueuses de l'individu, aussi efficaces mais moins chères.

La phytothérapie et l'aromathérapie, fondées sur l'usage des plantes, étaient utilisées jadis suivant les intuitions de la tradition. Aujourd'hui, ces pratiques font l'objet de recherches scientifiques qui laissent entrevoir un marché potentiel énorme, directement lié à la richesse de la biodiversité de pays du Sud. Or, les réglementations restent mal appliquées et presque toujours en défaveur des pays qui détiennent ces richesses.

Les enjeux de l'or vert


Le système de santé des pays les plus riches sont en crise. Chacun s'applique à réformer ou à aménager ce qui appartient déjà sans doute au passé. Mais l'art de soigner n'est unique ni dans son offre thérapeutique, ni dans son rapport au patient; et les nouvelles thérapies sont de plus en plus présentes dans nos pays.

En ce début de 21ème siècle, les traitements naturels issus dans plantes médicinales concurrencent sérieusement notre pharmacopée conventionnelle. Tout ceci engendre de profondes mutations sur la santé et une ruée sur la biodiversité des pays du Sud.

Comparé aux pratiques médicales des pays riches, cet art de guérir dont le sens parfois nous échappe semble anecdotique. Car le coût de notre santé est devenu extrême, tout comme la sophistication de l'offre thérapeutique et des normes de sécurité qui l'accompagnent. La plupart de pays développés bénéficient de systèmes de santé efficaces.

Mais les coûts de cette santé sont devenus vertigineux et de plus en plus difficile à financer. Cette inflation des coûts incombe pour partie au prix des médicaments. Les sommes investies pour découvrir une nouvelle molécule et la tester jusqu'à la phase finale du médicament sont considérables, alourdissant gravement les budgets de santé dans la plupart des pays développés.

Pendant combien de temps encore seront nous à même d'assumer de tels coûts? Entre le moment où naît dans l'esprit du chercheur l'idée qu'une nouvelle entité chimique pourrait devenir un futur médicament et celui où cette molécule est susceptible d'arriver sur le marché, il faut compter en moyenne de 7 à 12 ans; et les échecs sont légions. Sur 100 molécules étudiées au stade de l'étude clinique, 3 seulement deviennent des médicaments. L'arrêt au cours de développement est une grande partie de la recherche pharmaceutique.

" Il faut comprendre qu'un médicament, c'est d'abord un principe actif, c'est-à-dire la molécule qui est responsable de l'activité escomptée; et puis d'autre part cette molécule à terme doit devenir un produit pharmaceutique dans sa forme physique, un produit qu'on puisse administrer chez le patient, par exemple un comprimé, une forme injectable ou autre. " Philipe Pitchen, dir. Développement chimique et pharmaceutique, Pierre Fabre

Les étapes à franchir au court du développement d'un nouveau médicament sont essentiellement celles de l'expérimentation animale dite des pré-requis et celles des essais cliniques sur l'homme. Expérimenter sur l'animal de nouvelles substances répond au souci médical et éthiques de ne pas exposer des êtres humains en première ligne. L'évaluation sur l'homme ne pourra être entreprise que si les résultats de l'expérimentation animale ont été jugés favorables, c'est-à-dire prometteur et sécurisant.

" Pour passer chez l'homme, on va donc entamer un développement clinique qui va se dérouler selon trois phases. Tout d'abord une phase 1. La phase 1 est effectuée chez des volontaires sains, c'est tout simplement pour tenter d'explorer la tolérance de la molécule en question. On va faire une formule simple qui permet simplement d'aller rapidement chez le volontaire saine; on va l'administrer à des doses de plus en plus élevées jusqu'à ce qu'on trouve des effets secondaires indésirable qui sont légés. Il s'agit une phase 1 chez des volontaires sains encore une fois, il ne s'agit donc pas de causer quelque problème que se soit à ces personnes; çà nous donne quelque chose qui est très important dans le développement clinique qui est la dose maximum tolérée. On peut alors décider d'entrer dans la phase 2 qui est le moment le plus important de la recherche et du développement. En phase 2, on va cette fois administrer la molécule au patient. On cherche à établir la preuve du concept; et la preuve du concept çà veut dire l'activité avérée chez le patient pour la molécule qu'on étudie. C'est le moment magique où on va découvrir chez l'homme si enfin tous les efforts d'un travail de nombreuses années en recherche et en développement en phase 1 sont couronnés de succès. On va là voir et vérifier enfin que notre molécule et active chez le patient. On regarde les données et soit çà marche, soit çà ne marche pas. Quand çà marche chez le patient, on a enfin la preuve du concept; la preuve et l'idée de pouvoir continuer le développement jusqu'à son terme avec succès augmente, parce qu'ils tiennent là un projet qui a de bonnes chances d'aller jusqu'au bout. La phase3, on va la faire toujours chez le patient, sur des cohortes de patients bien plus élevées pour avoir des réponses qui soient statistiquement significatives, pour vérifier qu'elle peut être administrée sur un certain nombre de population particulière des enfants par exemple, des personnes âgées, des personnes présentant un certain nombre d'insuffisance; et puis surtout pour un produit en oncologie, le traitement de cancer. On pourra dans certains cas se satisfaire d'une centaine de patients pour de produits de cardiologie ou en système neuro-centrale par exemple; et bien là ce sont des milliers voire quelques dizaines de milliers de patients qui devront être inclus dans l'ensemble du développement et donc avec des coûts et des durées très très élevées. Il faut savoir que de développement d'une molécule est de 400,500, voir même 800 millions d'euros pour aller jusqu'au bout. Ce coût intègre bien sûr les échecs enregistrés sur les nombreuse molécules qui tombent cours de développement. " Philipe Pitchen, dir. Développement chimique et pharmaceutique, Pierre Fabre

Beaucoup de moyen donc, beaucoup de risque économique et financier aussi, mais en cas de succès les retombées sont considérables.

Deux facteurs sous tendent le processus draconien de l'autorisation de mise sur le marché:

  • d'une part par le rôle de protection du public assumé par les autorités sanitaires
  • d'autre part pour les grands laboratoires la crainte pour les accidents avec les poursuites ruineuses qui s'en suivraient.


" Tout médicament a son revers. Il est efficace, mais il peut être toxique. Tout dépend de la dose. C'est un principe simple qui se vérifie toujours. Un médicament est testé en général sur quelques milliers de personnes, admettons 2000, 3000, 5000 personnes? C'est déjà énorme comme essai clinique compte tenu du coût d'un seul dossier. Mais sur ces 5000 cas vous ne voyez pas des effets rares. Les effets rares c'est tous les 10 000, 50 000, 100 000. Donc en fait, vous testez le médicament après sa commercialisation. " Dr. Bruno Donatini, Gastro-entérologue et cancérologue.

Jusqu'à quel point est-il raisonnable de faire peser sur la collectivité la dépense de capitaux colossaux pour obtenir in fine des médicaments qui comportent encore un niveau de risque élevé pour le santé. Poissons et remèdes sont généreusement à notre disposition dans la nature, mais nous avons sans doute perdu énormément l'usage des uns comme des autres alors que tous leurs secrets semblent avoir été percés.

" Voilà pour un litre çà suffira. Et si on a de la consoude. Comme son nom l'indique çà consolide les os. On utilise la plante et la fleur pour faire des pommades pour reconstruire le cartilage des os, au genou et au articulations. Ici vous avez la vipérine, qui est en sorte de la bourrache sauvage, car elle a les mêmes vertus que la bourrache. On la trouve dans la nature et c'est surtout pour les bronches, on fait du sirop pour la toux. On fait les tisanes pour la toux, des cataplasmes pour les bronches. Et puis vous voyez ici vous avez encore d'autres plantes. Cà c'est le bouillon blanc, c'est enlever l'acide urique. On utilise toute la plante, les feuilles, la fleur. Là vous avez la même bourrache, là-bas vous avez la scabieuse pour faire les bains de pieds. Parce que vous savez quand on prend le bain de pied, on soigne tout le corps. Car au bout des pieds vous avez des points terminaux qui correspondent avec chaque organe. Ensuite là vous avez le millepertuis. Il n'est pas encore en fleur parce qu'on est à 1600 m. Il fleurit seulement au mois d'août. Avec le millepertuis, on fait la fameuse huile de millepertuis qui est bon contre le zona, contre les brûlures, les coûts de soleil. Cà regonfle les petits coussinets qu'on a entre les vertèbres pour fortifier la colonne. On peut éviter ainsi l'opération d'une hernie discale. Il y a deux personnes qui avaient déjà programmées de se faire opérées en mettant 3 fois par jour de l'huile de millepertuis sur la colonne avec un linge chaud pour aider à pénétrer. Cà a regonflé les petits coussinets qu'on a entre les vertèbres et çà a remis la colonne en place et on a peut éviter l'opération. " Germaine Cousin

Dans notre vie quotidienne, nous savons tous que lorsqu'un produit nous paraît trop cher nous nous en passons, ou mieux, nous lui cherchons un remplaçant. C'est autant une question de bon sens que de bonne gestion. Pourquoi ce bon sens ne s'appliquerait-il pas au domaine de la santé? Ne pourrait-on légitimement exiger qu'il nous soit proposé des médications nouvelles tout aussi efficaces, mais moins onéreuses? C'est très exactement ce que pense un certain nombre de pionniers que se battent depuis des années pour faire reconnaitre d'autres approches de la santé en offrant des thérapies non conventionnelles et surtout moins chères. Jean-Pierre Willem, chirurgien et ethno-médecin est l'un d'entre eux. Il a crée à Paris la faculté libre de médecine naturelle et d'ethno-médecine, un organisme indépendant où il enseigne à des étudiants de tous horizons.

"J'essaye un petit peu de voir la richesse de toutes les cultures. Je suis un peu ethnologue, si vous voulez, je fais des sciences humaines. J'essaye de capter, de rassembler toute l'intelligence cellulaire des cultures. Vous avez vu par exemple dans la médecine traditionnelle chinoise qui a 4000 ans qui marche encore actuellement. Vous avec la médecine ayuervédique. Vous avez pleins de médecine qui ont leur actualité" Jean-Pierre Willem

Fondateur en 1987 de Médecin aux Pieds Nus, il fut le dernier assistant du docteur Schweitzer en 1964 à Lamaberene. Là il découvre une médecine faite de peu, adaptée à l'état de la population de du pays témoignant de l'intelligence de survis des peuples au coeur de sa démarche.

"J'ai eu une bourse pour aller à Lebreville, mais je m'en suis évadé pour aller rejoindre à Lambarene, le grand docteur comme on l'appelé. J'y allais tout simplement pour une journée ou deux et je suis resté 7 mois. Je n'avais rien pris comme affaire, donc il m'a prêté ses chemises. Il m'a donné trois chemises et aussitôt je me suis mis au travail. Il m'a envoyé sur un chantier accompagné les travailleurs. Le soir je faisais des petites opérations et ainsi de suite; tout un travail qui été très polymorphe." Jean-Pierre Willem

Le docteur Willem a participé à de nombreuses missions humanitaires qui le met en contact avec des sociétés ou la conception du corps, de la maladie et la façon de se soigner sont très différentes des nôtres. Il s'est plongé dans ces cultures en y découvrant des richesses qu'il n'avait jusque là guère suscitait l'intérêt des Occidentaux. en 1965, il est en mission au Rwanda.

"Sur place, il y avait une pathologie qu'on appelait l'ulcère phagédénique, c'est-à-dire c'est un ulcère des spiro-fuso qui attaquait les chairs jusqu'à l'os, c'était très douloureux, et on amputait. C'était pas du bon boulot pour un médecin, alors je me suis dit: il va falloir trouver une solution. Et la providence était là. Je me suis souvenu des momies, de la conservation des corps qui normalement tombent en putréfaction. Je me suis dit: si on momifiait des parties du corps encore vivant? Comment ils faisait? Ils mettaient des huiles essentielles dedans, l'embaumement. Mais je ne disposais pas des huiles essentielles de l'époque des momies d'y a 4000 ans. J'ai mis du romarin, des huiles essentielles de romarin sur la plaie et j'ai remarqué que 3 à 4 semaines plus tard, l'infection était jugulée. Et une semaine plus tard, il y avait un bourgeonnement, donc çà voulait dire que les huiles essentielles marchaient. Il y a de grandes pathologies qui sont abandonnées par la médecine. On sait que la sclérose en plaque ceux sont des vaccins vivants atténués, donc ceux sont des virus qui continuent à travailler, mais non huiles essentielles vont tuer les virus. Vous stoppez, les séquelles restes, mais vous stoppez le processus. Pour les hépatites, il n'y a rien. C'est un virus. Vous avez les A,B, etc... et bien vous avez par exemple le thym thujanol qui est excellent, c'est un des meilleurs. Vous avez le lédon du Groenland. Vous avez aussi la carotte qui est excellent en huile essentielle et qui marche dans les hépatites. Alors la pathologie aussi que l'on rencontre un peu partout dans le monde maintenant dans tous les pays du tier monde, c'est le sida. Et pourquoi pas? On a essayé dans des pays, et çà s'est révélé efficace, mais vous devinez qu'on rentrait sur les plates-bandes d'autres. Ce n'est pas la peine de faire un long discours. On soigne comme dans les catacombes, c'est-à-dire qu'on se cache pour aller soigner, mais çà commence à se répandre." Jean-Pierre Willem

Jean-Pierre Willem à 62 ans, il est une figure centrale de l'ethnomédecine et des thérapies par les plantes, un catalyseur et un initiateur infatigable, un personnage qui dérange. Certains patients lui sont envoyés par des grands patrons d'hôpitaux en toute discrétion.

" Jérôme présente une maladie qu'on appelle la mucoviscidose, c'est une maladie génétique. Les symptômes sont inclus dans la définition mucoviscidose, c'est-à-dire qu'il n'arrive pas à éliminer les mucines qui inondent un petit peu son organisme au niveau digestif au niveau pulmonaire et ORL. C'est pour cela que ce type de malade est encombré. C'est un gros problème respiratoire et digestif en deuxième lieux. Toute la problématique est qu'on ne peut pas intervenir au niveau génétique, mais on peut intervenir au niveau des symptômes. Les symptômes, c'est de pouvoir éliminer c'est mucosités qui l'encombrent, qui l'asphyxient, et il n'y pas beaucoup de thérapie, sinon les huiles essentielles. Ces huiles sont mucolitiques; elles permettent de lyser tout ce qui est mucosité. " Jean-Pierre Willem

" Quand j'ai commencé les huiles, au bout de deux mois j'ai vu une grande différence au niveau de la forme physique, vraiment beaucoup plus en forme. Au niveau des examens, çà n'a rien amélioré. C'est vraiment l'état clinique qui a été amélioré, c'est déjà l'essentiel. Mon amélioration a commencé exclusivement avec les huiles essentielles. Cà c'est claire et net." Jérôme

Mais leur réussite indéniable auprès de patients ne constituent pas aux yeux des autorités sanitaires une garantie suffisante d'efficacité. La grande difficulté pour ces thérapies alternatives est de passer du stade "tradition", "intuition" à celui de "vérification", "affirmation" et de fournir des preuves scientifiques selon les normes applicables aux médicaments conventionnels. Leur validation fait aujourd'hui l'objet d'expérience et d'analyses pragmatiques de la part d'une nouvelle génération de médecins et de pharmaciens.

L'huile essentielle de cannelle annihile, après 72 heures,
les staphylocoques dorés

" Ces produits marchent. On n'a peut-être pas les moyens financiers de mener des études cliniques comme l'industrie pharmaceutique peut le faire. Mais par l'intérêt des résultats que nous avons, nous espérons fondamentalement déclencher des prises de conscience de cette communauté scientifique qui va prendre ces matériaux et prendre le relais de ce que nous avons initié pour porter ces substances d'égal à égal par rapport à ce qu'ils connaissent bien dans le monde de la chimie de synthèse." Dominique Baudou, Docteur en pharmacie, dir. Pranarom

Dominique Baudou est docteur en pharmacie. Passionné d'aromathérapie, la sciences naturelle qui traite des pathologies par les huiles essentielles, il fonde en 1994 la société Pranarom. En quelques années cette société belge spécialisée dans la production et la commercialisation d'huiles essentielles est devenu un des leader européen du secteur. Bénéficiant d'un marché en plein expansion, cette moyenne entreprise avec une production actuelle de 30 tonnes d'huiles essentielles diverses, connaît une croissance annuelle de 30%. L'enjeu que représente les huiles essentielles est énorme pour la santé publique comme pour l'industrie pharmaceutique.

De plus en plus disponible sur le marché, les huiles essentielles représentent souvent une alternative ou d'excellents compléments aux médicaments modernes, coûteux et souvent mal adaptés au patient. Les huiles essentielles agissent avant tout sur les pathologies bactériennes et virales, les infections, les allergies. Elles ne se contentent pas seulement de s'attaquer au mal, mais permettent de relever les défenses immunitaires du patient, particulièrement dans le cas de maladies infectieuses, virales ou de dégénérescence tel que sida, cancer ou maladie d'Alzheimer. Seule la famille des plantes aromatiques tel que la lavande, les menthes, les origans, ou les marjolaines, les thyms, les romarins permettent de produire des huiles essentielles. Les molécules aromatiques de ces plantes font partie de leur système de défense et sont majoritairement extraite par distillation à la vapeur d'eau. Une huile peut contenir des centaines de molécules actives entrant en interaction avec non seulement l'organe à traiter, mais aussi avec le corps tout entier. Cette complexité de l'huiles essentielle permet d'éviter certains effets secondaires et aussi de dérouter les virus prompt à lutter face à une seule molécule, mais incapable d'en déjouer plusieurs. Dans le domaine des médecines naturelles, les huiles essentielles sont rangés dans la gamme des produits hautement efficaces, mais d'un maniement subtil. L'encadrement d'un thérapeute maitrisant bien leur usage se révèle indispensable. De nombreuses expériences utilisant les huiles essentielles pour traiter des pathologies lourdes sont en court dans le monde.

" On m'a diagnostiqué séro positif il y a de cela deux ans. Mais je crois que je suis infecté depuis plus de six ans. Avant de commencer le traitement, j'avais beaucoup d'allergies. Mon système de défense étaient très bas. Mais quand j'ai commencé le traitement, elles sont toutes parties. Même la conjonctivite que j'ai aux yeux est en train de disparaitre complètement. L'herpès qui apparait fréquemment s'en va aussi d'un coup avec les mêmes huiles. La quintessence des plantes contenue dans les huiles essentielles fait de l'aromathérapie et de ceux habilités à la pratiquer un outil thérapeutique puissant aux perspectives prometteuses. Mais les plantes utilisées à l'état naturel ou ayant subi très peu de transformation comme le prône la phytothérapie est aussi une discipline qui attire de plus en plus d'adeptes à la recherche de méthodes thérapeutiques plus respectueuses du corps et de l'individu."

En soignant avec des plantes, la phytothérapie permet de préserver l'immunité de la personne en bon état. Parce que finalement notre système immunitaire est relativement fragile et si nous prenons beaucoup d'antibiotiques, nous allons démolir notre immunité, parce que les antibiotiques vont agresser fortement la flore intestinale; et que quand notre flore intestinale qui constitue finalement 80% de notre système immunitaire est en mauvaise état, nous ne nous défendons plus bien contre les maladies. Donc les remèdes en phytothérapie vont épargner la flore intestinale et donc éviter cet inconvénient là.

" La phytothérapie est une méthode extrêmement précieuse pour les enfants parce qu'elle va permettre de préserver chez eux un terrain vierge et de ne pas les polluer ou en tout cas le moins possible. Il faut se souvenir tout de même que les médicaments peuvent être une des sources de pollution. Et c'est comme çà que je me suis décidée à vouloir faire une médecine de terrain; parce que je pense qu'on peut en comprenant bien comment est le terrain de la personne, lui prescrire des plantes qui vont être indiquée pour la pathologie qu'elle présente, mais également pour son terrain à elle, pour la personne qu'elle est en particulier. Et çà c'est une grande richesse. " Dr Dominique Méan, Médecin en phytothérapie et acupuncture

A turin, en Italie, le docteur Grandi, ethno-médecin et cancérologue a mis au point un médecament à bas d'extraits naturelles de plantes dont la secorinega africana , une euphorbiacée d'Afrique de L'Est disponible sur le marché international, un médicament qui se révèle très efficace contre les hépatites et les cancers du foie.

" Nous avons un groupe de patient qui utilise ce produits depuis deux ans. Nous avons constatez que sur 80% d'entre eux, il y a non seulement une normalisation des phénomènes de destruction des fonctions hépatiques, mais surtout une destruction de la charge virale; et quelque fois disparition du virus qui peut n'être que temporaire, ensuite réduction de la fatigue et amélioration de la qualité de vie. Ce n'est pas mal surtout si l'on tient compte du fait que les patients sélectionnés ne pouvaient subir d'autres traitements ou qu'ils en avaient déjà subi mais sans succès. Mais on peut surement faire mieux. " Docteur Maurizio Grandi, Oncologue et Immunohématologue

" J'ai récupéré une vie tout à fait normale. Je vais même skier, je marche même si je suis un peu paresseux. Je conduis la voiture tout à fait normalement. A lépoque où j'avais la tumeur, on m'avaient dit que je pouvais espérer vivre quelques années. Cà fait maintenant 15 ans. "

A Anoye, dans le Nord du Vietnam, le professeur Vu Van Chuyen, botaniste et pharmacien renommé, a mis au point toute une série de médicaments à base de plantes. Son médicament contre les brûlures a été largement utilisé pendant la guerre du Vietnam. Il a également mis au point un médicament pour lutter contre la toxicomanie, et plus récemment avec son équipe un médicament contre le sida. Ce médicament est en phase de développement clinique et donne des résultats très prometteurs. Il devrait bientôt être commercialisé au Vietnam.

" Notre remède est préparé à partir de plantes médicinales, il n'est pas dangereux. Le traitement est offert à domicile et il n'a pas d'effets secondaires...Le malade redevient normal, il est en bonne santé. Le remède est préparé à partir de plante médicinales et c'est beaucoup plus bon marché que le traitement par voie chimique. Un médicament chimique est beaucoup plus chers, mais l'effet est beaucoup plus bas, et le temps du traitement est beaucoup plus long. " Professeur Vu Van Chuyen, botaniste et pharmacien.

Il n'est pas de jour où l'on apprenne l'existence de produits ou de traitements qui se révèlent efficaces et paraissent bien adaptées aux réalités économiques, physiologiques et cultures de tous les pays dont ils proviennent. Alors s'ils existent dans certains des traitements efficaces et de meilleur marché que ceux proposés par la médecine officielle pourquoi ne pas les utiliser? Pourquoi ne pourrions-nous pas en disposer? La question semble s'adresser autant aux grands pays industriels embarqués dans une course folle aux dépenses de santé qu'aux pays en voie de développement pour qui la pharmacie moderne reste inabordable et souvent inadéquate. Pour les pays industriels, on peut estimer que bon sens et nécessité économique faciliteront les coexistences thérapeutiques. Pour les pays en voie de développement, l'enjeu sera de pouvoir bénéficier de l'immense patrimoine génétique de la nature en produisant leur propre médicament et en bénéficiant d'un marché international en pleine expansion.

Souvent lassé d'une médecine qui ignore trop souvent que chaque personne est un cas particulier, le public paraît vouloir se tourner de plus en plus vers d'autres médecines, vers d'autres traitements. L'efficacité relative des molécules disponibles face aux mutations continuelles des maladies virales, des médicament toujours plus coûteux à produire et dont le remboursement pose des problèmes grandissants, les traitements, tels que nous les avons connus jusqu'ici vont devoir évoluer et comme pour beaucoup de professionnels le fabuleux patrimoine génétique de la planète contient à l'évidence tous les espoirs d'une médecine mieux adaptée à la demande du public.

Ce fabuleux patrimoine génétique de la planète se trouve à 90% dans l'hémisphère sud. Devant l'importance des marchés de la santé, les tentations de pillages et expoliations sont énormes. Après les matières premières et le pétrole, verra-t-on les pays riches mettrent la main sur ce qui représente une source de développement pour les pays pauvres? Dans les forêts équatoriales de l'Amazone, les prospecteurs mandatés par des groupes pharmaceutiques ou agissant pour leur propre compte, collectent plantes, savoir, informations sur les plantes médicinales, cherchant à en connaître les secrets auprès de tradi praticiens et des autochtones.

Le barbasco cette anesthésiant utilisés depuis toujours par ces pécheurs pour attraper leurs poissons, ne pourraient-ils pas fournir la base d'une nouvelle molécule utile pour la santé des hommes? Pourquoi puiser à la source des pouvoirs ancestraux? Les ethnobotanistes répondent haut et fort: 24 000 plantes sont utilisées en médecine traditionnelle dans le monde entier. Quand les peuples vivent depuis des siècles dans les régions où la flore est si variée et qu'ils transmettent leur remèdes de génération en génération, leur usage quotidien des plantes produit autant d'informations pertinentes que des essais cliniques à grande échelle.

Ces informations, ces spécimens d'essais savoir une fois récoltés sont ensuite utilisés dans des centres de recherches et de zone production en Europe ou ailleurs loins des zones de cueillettes. Quelques dollars, quelques emplois, quelques société écrans tentent de faire oublier le pillage. Un pillage qui s'est mise en place au début des années 50 en toute impunité, aucune législation n'existant à l'époque. D'autre part, la soi-disant dépendance des pays du Nord vis-à-vis des ressources des pays du Sud est de moins en moins d'actualité, car différentes avancées technologiques sont en train de bouleverser le paysage médicale et scientifique. L'industrie dispose maintenant d'automates qui permettent de tester jusqu'à 100 000 extraits de plantes par jour sans se soucier des connaissances acquises de l'usage traditionnelles des ces plantes. Un tel outil donne la possibilité d'explorer au cours des prochaines années plus de substances naturelles que dans les cinq millénaires précédents quite à passer au crible toute la bio diversité disponible. De plus, les progrès de la chimie permettent d'obtenir rapidement les molécules obtenues dans les plantes et de tester leur activité pharmacologique.

Enfin en agronomie, les derniers développements de la recherche confirment que la culture sous serre et le clonage vont permettre de reproduire dans des régions mieux contrôlables et indéfiniment une plante indigène prélevées dans son biotope. Un échantillon quel qu'il soit est bien facile à ramener dans ses valises et très simple à cloner. Faut-il demander aux inventeurs sollicitant un brevet d'indiquer l'origine de la substance naturelle prélevée pour s'assurer que leur collecte est légale?

Ainsi les pays riches seraient sans doute en mesure de se passer de la bio diversités de pays du Sud. Mais ceci reste encore à prouver. Ne serait-ce que pour la qualité irremplaçable des plantes médicinales qui poussent dans ces régions du monde. Les instances internationales tentent depuis plusieurs années de statuer sur la propriété de la bio diversité. La tâche est immense et les intérêts en jeu énormes.

L'affaire du maca au Pérou est un parfaite illustration des conflits d'intérêt qui entourent la bio diversité, particulièrement depuis que ce tubercule traditionnel péruvien a fait l'objet d'un dépôt de brevet de la part d'un laboratoire américain. Un tel brevet a toutes les chances de spolier le Pérou des retombées économiques que ce pays est en droit d'attendre du succès grandissant du maca sur le marché international. Car depuis 1990, la production n'a cessé de croitre pour atteindre 16 000 tonnes en 2002. Ce tubercule est utilisé par les peuples andains depuis l'ère Inca. Aujourd'hui, le maca est toujours utilisé par la population des Andes pour ses pouvoirs revitalisant. Le tubercule pousse exclusivement entre 3800 et 4100 mètres d'altitude et ces conditions climatiques extrêmes ne sont probablement pas étrangères aux vertus qu'on lui prête.

"Le maca, c'est bon, on dit que c'est bon contre l'impuissance surtout pour les personnes âgées, mais pas pour les jeunes. Pour les jeunes, c'est bon pour le cerveau, pour les os, et ensuite c'est bon pour la ménopause. " Dora Ramoz Aponte, commerçante. " Il te donne du calcium, il te donne de la force, des calories et de l'ardeur. C'est bon pour l'anémie, la fatigue mentale; c'est bon pour la fatigue sexuelle. "

Des rumeurs parlent du maca comme d'un viagra naturel. D'autres bruits circulent évoquant son action antioxydante et anticancéreuse. De tel promesses attirent bien des convoitises.

Le chiffre d'affaires annuel du maca est de 3 millions de dollars. C'est sans doute peu comparés au marché des plantes médicinales, mais c'est un revenu important pour le seul Pérou. Les grands importateurs de maca sont le Japon avec 57% du volume globale de la production, suivi pour les Etats-Unis avec 21% de cette même production. L'attrait évident du produit en a fait une véritable cible pour les firmes étrangères qui ont déposés des brevets. En réalité, le dépôt d'un brevet par un pays étranger peu priver le pays producteur des bénéfices de son patrimoine et de ses traditions. Et comble d'ironie, ce dernier risque même de se voir proposer en retour et au prix fort des médicaments issus des produits de son territoires, dûment breveté par d'autres.

L'affaire du maca contient toutes les données du problème auxquels sont confrontés les producteurs des plantes médicinales de la zone Sud. A qui appartient la bio diversité? La nature est-il brevetable? Depuis le conférence internationale de Rio en 1992, la bio diversité n'appartient pas à tout le monde, mais aux citoyens des pays où on la trouve. La convention stipule que la bio diversité sera sauvegardée en consultant les populations locales et en accord avec les pratiques, savoirs, et modes de vie traditionnels. Au titre de cette convention, les communautés autochtones seront donc les propriétaires et gardiennes de leur patrimoine.

Mais deux ans après Rio, les pays membres de l'organisation mondiale du commerce signent des accords à prioris contradictoires. Ces accords stipulent que les plantes peuvent donner lieu à des brevets et que ces brevets peuvent être déposés par des ressortissants étrangers au pays producteur. Les théories s'affrontent donc et ces accords reflètent les intérêts énormes qui entourent la propriété de la bio diversité et l'exploitation de ces richesses. Normal pour les uns, la rémunération des savoirs et des plantes semble excessive à d'autres. Après tout, devrions nous aussi envisager de pays des redevances aux mexicains pour leur maïs et au andains pour leurs pommes de terre ?

" On a eu vent qu'aux Etats-Unis une série de brevet ont été déposés sur le marché maca, par sur le maca en soit comme ressource naturelle, mais sur des produits dérivés du maca. Ceci génère une inquiétude pas seulement pour le circuit de la commercialisation au Pérou, mais au sein des autorités péruviennes. Ceci dit, si on nous empêche d'exporter nous perdront la possibilité de poursuivre notre développement, pas seulement au niveau de cette activité spécifique et ce produit en particulier, mais au niveau du pays dans son ensemble. " Javier Canales, Juriste

" Ceci nous a interpelé parce qu'une fois de plus se présentait à nous un cas typique de biopiraterie où puissant dans les richesses biologiques du Pérou, on sollicitait un droit sur un produit spécifique, dans ce cas-si le maca et ses dérivés. Les brevet ont été solicités principalement par une compagnie des Etats-Unis qui travaillent avec des plantes médicinales provenant du monde entier. Cette situation a été à l'origine de discussions pour savoir quelque type de stratégie nous pourrions développer pour contrer ses cas de biopiraterie." Manuel Ruiz, Dir. Société Péruvienne de Droit Ecologique

" On ne peut pas empêcher les dépôts de brevets. Par contre il y a des choses que l'on peut faire au niveau international. Et nous allons continuer à travailler, pas seulement au Pérou, mais avec tous les pays concernés et actifs dans ce domaine pour obtenir certaines reconnaissance, certains instruments de droits internationaux qui obligeraient toutes les entreprises à respecter certaines normes lorsqu'ils effectuent de la bio prospection au Pérou. " Begonia Venero Aguille, Vice-Dir. Institut Péruvien de la Protection Intellectuelle

En réalité quand elles sont possibles, les actions juridiques doivent être intentées dans le pays qui commet l'infraction, ce qui rend l'opération extrêmement coûteuse. S'il est certainement inconcevable pour des petites communautés des Andes d'entreprendre ce genre d'action, il l'est tout autant pour ces petites usines de transformation qui conditionnent et distribuent le maca sous forme de gélules et de comprimés. Les chercheurs nationaux privés de moyens sophistiqués dont disposent d'autres pays plus avancés, risquent d'être les éternels seconds en matière d'innovations. Poussés par l'exaspération de ces secteurs concernés, il n'est pas exclus que l'état péruvien n'intente une action juridique sur le territoire même des Etats-Unis contre les dépôts de brevets concernant le maca, ce qui en cas de victoire constituerait un précédent historique.

Face à la puissance des pays industrialisés qui ont la capacité technologique, scientifique et financière d'imposer un contrôle quasi mondial sur les ressources génétiques, des pays comme le Pérou, détenteur de la matière première et du savoir traditionnel, se disent prêt à relever le défit pour rétablir un équilibre économique équitable.

Quelle que soit l'issu des négociations en cours ou à venir, il paraît de plus en plus difficile de persister à ignorer la rémunération des savoirs ancestraux. Mais on peut au moins espérer que la valeur ajoutée sur les produits reste dans les pays producteurs.

" Nous, nous sommes producteurs et rien de plus. Pourquoi nous cultivons? Pour que les autres s'enrichissent. Et nous toute la vie nous mangeons seulement un peu de maca, des pommes de terre froides et c'est tout. Et eux, du bon argent, de beaux habits et les enfants bien élevés. Nous dans toute notre vie, on ne connaît même pas l'université, pourtant c'est nous les producteurs de maca. C'est comme çà que se déroule notre vie. C'est comme çà que nous mourons dans les champs, c'est comme çà au Pérou. " Géromino Garcia, agriculteur

Très évidemment, les pays de la zone Sud entendent bénéficier du trésor de leur bio-diversité. Ils sont soutenus en cela par un nombre grandissant d'associations, d'avocats ou d'ONG exaspérés par l'impunité dont jouissent prédateurs et spoliateurs. De nouvelles propositions se font jour. Une des plus récentes présentées sous forme de charte universelle, stipule dans cet extrait que le patrimoine génétique de la Terre sous toutes ses formes et manifestations biologiques est antérieure à son utilité et à sa valeur commerciale et doit donc être respectée et protégée par toutes les institutions politiques, commerciales et sociales. Que le patrimoine génétique de la Terre existe dans la nature et part conséquent ne doit pas être réclamé comme propriété intellectuelle même s'il a été purifié et synthétisé en laboratoire, qu'il est un héritage partagé, et donc une responsabilité collective. 



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